Examen : ANTIGONE et la NOURRICE
Examen : ANTIGONE et la NOURRICE
Antigone et la Nourrice :
Analyse de Texte
Extrait de la Pièce
LA NOURRICE : A quatre heures ! Il n’était pas quatre heures ! Je me lève pour voir si elle n’était pas découverte. Je trouve son lit froid et personne dedans.
ANTIGONE : Tu crois que si on se levait comme cela tous les matins, ce serait tous les matins, aussi beau, nourrice, d’être la première fille dehors ?
LA NOURRICE : La nuit ! C’était la nuit ! Et tu veux me faire croire que tu as été te promener, menteuse ! D’où viens-tu ?
ANTIGONE, a un étrange sourire : C’est vrai, c’était encore la nuit. Et il n’y avait que moi dans toute la campagne à penser que c’était le matin. C’est merveilleux, nourrice. J’ai cru au jour la première aujourd’hui.
LA NOURRICE : Fais la folle ! Fais la folle ! Je la connais, la chanson. J’ai été fille avant toi. Et pas commode non plus, mais dure tête comme toi, non. D’où viens-tu, mauvaise ?
ANTIGONE, soudain grave : Non. Pas mauvaise.
LA NOURRICE : Tu avais un rendez-vous, hein ? Dis non, peut-être.
ANTIGONE, doucement : Oui. J’avais un rendez-vous.
LA NOURRICE : Tu as un amoureux ?
ANTIGONE, étrangement, après un silence : Oui, nourrice, oui, le pauvre. J’ai un amoureux.
LA NOURRICE, éclate : Ah ! C’est du joli ! C’est du propre ! Toi, la fille d’un roi ! Donnez-vous du mal ; donnez-vous du mal pour les élever ! Elles sont toutes les mêmes ! Tu n’étais pourtant pas comme les autres, toi, à t’attifer toujours devant la glace, à te mettre du rouge aux lèvres, à chercher à ce qu’on te remarque. Combien de fois je me suis dit : « Mon Dieu, cette petite, elle n’est pas assez coquette ! Toujours avec la même robe et mal peignée. Les garçons ne verront qu’Ismène avec ses bouclettes et ses rubans et ils me la laisseront sur les bras. » Eh bien, tu vois, tu étais comme ta sœur, et pire encore, hypocrite ! Qui est-ce ? Un voyou, hein, peut-être ? Un garçon que tu ne peux pas dire à ta famille : « Voilà, c’est lui que j’aime, je veux l’épouser. » C’est ça, hein, c’est ça ? Réponds donc, fanfaronne !
ANTIGONE, a encore un sourire imperceptible : Oui, nourrice.
LA NOURRICE : Et elle dit oui ! Miséricorde ! Je l’ai eue toute gamine ; j’ai promis à sa pauvre mère que j’en ferais une honnête fille, et voilà ! Mais ça ne va pas se passer comme ça, ma petite. Je ne suis que ta nourrice, et tu me traites comme une vieille bête ; bon ! Mais ton oncle, ton oncle Créon saura. Je te le promets !
ANTIGONE, soudain un peu lasse : Oui, nourrice, mon oncle Créon saura. Laisse-moi, maintenant.
Analyse et Questions de Compréhension
1. « Toi, la fille d’un roi », Quel est le nom de ce roi dont Antigone est la fille ? (0,5 pt)
2. Qui est Ismène ? (0,5 pt)
3. Quelles étaient les raisons pour lesquelles Antigone était sortie alors qu'il faisait encore nuit ? (1 pt)
4. « Oui, nourrice, oui, le pauvre. »Qui est le "pauvre" mentionné dans cette phrase ? (1 pt)
5. Pourquoi la nourrice est-elle fâchée contre Antigone ? (1 pt)
6. « Je me lève pour voir si elle n’était pas découverte. »
a) De qui parle la nourrice ? (0,5 pt)
b) Pourquoi, selon vous, parle-t-elle d’elle-même à la troisième personne ? (1 pt)
7. « Fais la folle ! Fais la folle ! Je la connais, la chanson. »
a) Identifiez la figure de style employée par la nourrice. (0,5 pt)
8. De quoi la nourrice accuse-t-elle Antigone ? (1 pt)
9. Quel contraste peut-on observer entre la façon dont la nourrice et Antigone perçoivent la situation ? (1 pt)
10. Pourquoi, selon vous, Antigone refuse-t-elle d’être qualifiée de « mauvaise »? (1 pt)
11. Que pensez-vous du comportement d'Antigone dans cet extrait ? (1 pt)
Svp je voudrais des sujets de production écrite